10/02/2007

Réforme des services d’incendie : le Gouvernement doit répondre à trois urgences !

Après Ghislenghien, l’accident survenu ce 7 février à Rochefort, conduisant au décès d’un sapeur-pompier, rappelle de façon dramatique l’urgence d’une réforme et d’un réinvestissement massif dans les services de secours, tel qu’Ecolo le réclame depuis de trop nombreux mois. Après des années de tergiversations, Patrick Dewael promet à la Chambre que le Gouvernement approuvera enfin sa réforme demain.

 

Pour Ecolo, trois urgences doivent impérativement être rencontrées :

       1.                 Augmentation du nombre de pompiers professionnels

Ecolo a mis en évidence en octobre 2004 qu’il manquait 1.000 pompiers en Wallonie. Depuis, rien n’a changé en termes d’adaptation du cadre aux enjeux de sécurité d’aujourd’hui. De nombreux services d’incendie, comme celui de Rochefort, doivent encore fonctionner avec seulement un ou deux sapeurs-pompiers professionnels, soutenus par des pompiers volontaires. Il faut engager d’urgence pour garantir à chaque citoyen, où qu’il se trouve, une intervention après un délai de 12 minutes !

2.                 Formation pratique et accompagnement psychologique des pompiers

Volontaires ou professionnels, les sapeurs-pompiers exercent un métier dangereux, lourd physiquement et psychologiquement. Il convient de leur permettre de se former de façon continue ET pratique aux spécificités techniques et aux risques de leur fonction. Une attention particulière doit aussi être accordée à leur soutien psychologique, face aux situations auxquelles ils sont confrontés au quotidien.

3.                 Reconnaissance de leur métier comme « métier à risque »

Le métier de sapeur-pompier n’est pas encore reconnu par l’Etat fédéral comme « métier à risque », privant ainsi les sapeurs-pompiers et leur famille de la protection sociale et juridique qu’ils méritent, notamment de la possibilité d’accéder à la pension de façon anticipée.

 

Pour réussir la réforme des services d’incendie il faudra un important refinancement du secteur. Pour 2007, rien ne figure au budget de l’Etat fédéral pour réussir la réforme. Or, sans moyens nouveaux, les promesses de réforme seront un FLOP que la Belgique ne peut se permettre. Ecolo exhorte donc le Gouvernement à faire preuve de créativité en mettant le secteur des assurances à contribution.

 

 

 

Jean-Marc Nollet                         Georges Gilkinet

Chef de groupe fédéral                 Secrétaire provincial – Namur

21:14 Écrit par B.L. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.