23/02/2007

Ingrid Betancourt : 5 ans déjà… Il faut AGIR !

Ce 22 février 2007, cela fera 5 ans qu’Ingrid Betancourt, candidate aux élections présidentielles colombiennes de 2002, a été enlevée par les brigades des FARC alors qu’elle menait campagne sur base d’un programme axé sur la lutte contre la corruption, sur le changement social et pour la démocratie en Colombie. Ingrid Betancourt avait choisi la voie de la réconciliation pour sortir la Colombie de la violence et entendait, à ce titre, responsabiliser tous les acteurs politiques en forçant le dialogue et la négociation avec les différents groupes armés sévissant à travers tout le pays.

Depuis 5 ans, sa famille, ses amis, les comités de soutien et l’opinion publique internationale se mobilisent pour réclamer sa libération mais aussi celle de son amie Clara Rojas et des 3.000 autres otages en Colombie. Depuis 5 ans, tous se battent pour que les autorités colombiennes mettent en œuvre un échange humanitaire de prisonniers prévu par la Convention de Genève dont la Colombie est signataire.

Marie Nagy, Joëlle Milquet et Karine Lalieux –qui se sont rendues à Bogota en 2005–associées aux Comités de soutien à Ingrid Betancourt, demandent plus que jamais une solution humanitaire au conflit, qui ne soit surtout pas militaire comme le gouvernement colombien le souhaite. L’option d’un accord humanitaire - premier pas pour une libération de tous les séquestrés - est la seule alternative acceptable. A ce titre, la mobilisation internationale constitue le seul espoir de voir enfin une solution à la question des otages en Colombie. Il est plus que jamais nécessaire d’accroître la pression internationale pour démontrer aux parties en conflit que déconsidérer l’option de l’échange humanitaire et recourir à l’option armée pour libérer les otages équivaudrait ni plus ni moins à une mise en péril de leurs vies.

A cet effet, Marie Nagy, Joëlle Milquet et Karine Lalieux et les Comités de soutien saluent la décision de l’Union européenne -rendue publique par son représentant à Bogota, Adrianus Kutsenritjer- de s’opposer aux opérations militaires de sauvetage et de soutenir l’échange humanitaire. Dès lors, Marie Nagy, Joëlle Milquet, Karine Lalieux et les Comités de soutien demandent au gouvernement belge de se ranger aux côtés du gouvernement français et de l’Union européenne pour mieux AGIR !

 

  1. AGIR en soutenant plus activement l'action de médiation de pays comme la France et la Suisse
  1. AGIR pour démontrer aux deux parties impliquées directement : les FARC et le gouvernement colombien -mais aussi à tous les gouvernements européens- qu’ils peuvent avoir une action de médiation, que la population civile dans nos pays est informée de ce qui se passe en Colombie, qu'elle n'accepte pas cette situation, et qu'elle restera mobilisée pour qu'une solution humanitaire soit enfin trouvée et mise en œuvre
  1. AGIR en exerçant sur les FARC, à travers les organisations qui les soutiennent à l'étranger et spécialement dans les pays qui ne les ont pas inclus dans leur liste d'organisations terroristes, une forte pression afin qu’ils donnent une réponse positive à la proposition d’un échange humanitaire, montrant ainsi leur véritable volonté d’aboutir à un accord Humanitaire
  1. AGIR en exerçant sur le gouvernement colombien une pression pour que celui-ci respecte (1) la Convention de Genève qu’il a ratifiée (et en vertu de laquelle en cas de conflit interne, il est tenu de conclure des accords humanitaires) et (2) la demande des familles de ne pas tenter de libérer les otages par la voie militaire pour ne pas mettre leur vie en danger.

11:30 Écrit par B.L. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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