18/10/2007

Politique internationale : accord rapide sur un contenu médiocre

> Publié le lundi 15 octobre 2007
> Par Isabelle Durant, Sénatrice et Secrétaire fédérale, Jean-Michel Javaux, Secrétaire fédéral
> Thèmes :
> Niveau(x) de pouvoir :Fédéral

Ecolo a soigneusement analysé l’accord intervenu la semaine dernière entre négociateurs de l’orange bleue au sujet de la politique internationale que mènera la Belgique au cours de la législature. Au fil des pages, libéraux et humanistes mettent en évidence la faiblesse des initiatives qui seront menées durant la législature.

Ainsi, alors que la Belgique assurera la présidence de l’Union Européenne en 2010, et qu’il s’avère urgent d’œuvrer pour une Europe plus verte et plus sociale, aucune référence n’est faite dans l’accord à la nécessité de lancer des chantiers de travail aussi urgents que la sauvegarde et la promotion des services sociaux d’intérêt général par le biais d’une directive-cadre ou encore, la nécessité d’une harmonisation fiscale et d’une régulation financière approfondie.

De même, en matière de lutte contre le réchauffement climatique, l’accord se limite à rappeler les engagements préalables de l’Union et s’abstient d’adopter des objectifs plus ambitieux ou d’annoncer les mesures générales qu’il entend défendre dans la perspective des négociations d’un protocole Kyoto+.

En matière de coopération internationale, l’engagement de respecter le prescrit légal visant à porter l’aide au développement à 0,7% du PIB manque de crédibilité. Les partenaires de l’orange bleue se bornent en effet « à explorer des éventuelles nouvelles sources de financement » sans toutefois les citer, alors qu’ils entendent par ailleurs réduire les recettes publiques via une nouvelle reforme fiscale…

Enfin, si la note passe sous silence la nécessaire démocratisation des institutions financières internationales ou l’audit des dettes illégitimes des pays du Sud, elle est en revanche très éloquente quand il s’agit d’insister sur la nécessité de poursuivre, sans autre forme de régulation, le processus en cours de libéralisation du commerce international.

Ecolo ne peut donc que réfuter le médiocre contenu de cet accord et s’inquiéter de l’immobilisme qu’il impliquera pour la politique internationale de la Belgique. Les députés écologistes ne manqueront d’ailleurs pas de proposer, au fil de la législature, des alternatives plus ambitieuses en ces matières.

07:55 Écrit par B.L. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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